O-KOKU
卓球王国

The worlds leading table tennis magazine, since 1997

O-KOKU
[Au revoir, Timo. Nous ne t’oublierons pas] « Je cherche maintenant le deuxième chapitre de ma vie »

[Au revoir, Timo. Nous ne t’oublierons pas] « Je cherche maintenant le deuxième chapitre de ma vie »

« Quand je suis sur le lieu du match, je me concentre à 100 % sur un match de tennis de table. Mais dès que j’en pars, je ne pense plus au tennis de table. »

Un grand joueur de tennis de table s’apprête à quitter la scène. Timo Boll, superstar hors norme née en Allemagne. Depuis 2000, il a traversé avec brio le monde du tennis de table et a établi un style de jeu unique. Les Jeux olympiques de Paris de l’été 2024 seront son dernier tournoi international, et il rangera sa raquette au printemps 2025, à l’issue de la Bundesliga. En revenant sur sa carrière dans le tennis de table, que dira Timo Boll ?

Cette interview a été enregistrée en décembre 2025.

Publié dans O-KOKU, numéro de février 2025, deuxième partie

<Photo ITTF>

Au revoir, Timo. Nous ne t’oublierons pas

Championnat du monde de Tokyo 2014

Sans la Bundesliga, je ne serais pas celui que je suis aujourd’hui, et je n’aurais pas non plus eu mes résultats

●— Qu’a représenté pour toi la Bundesliga en Allemagne ? Tu as participé au championnat dès tes débuts en tennis de table, en passant de la 3e division à la 2e puis à la 1re.

Boll À 16 ans, mon objectif était de « devenir un bon joueur de Bundesliga ». C’est un objectif très moyen, non ? Et je me disais aussi : « J’arrêterai peut-être le tennis de table vers 29 ans. » Je ne pensais pas que je jouerais aussi longtemps.

 Sans la Bundesliga, je ne serais pas celui que je suis aujourd’hui, et je n’aurais pas non plus eu mes résultats. Depuis l’enfance, il était très important de jouer des matchs en championnat. Le week-end, on disputait un ou deux matchs, et entre les matchs on s’entraînait sérieusement. C’était le schéma établi. Il n’y avait pas tant de matchs que ça, mais le cycle consistant à jouer le samedi ou le dimanche, à bien s’entraîner entre les matchs, puis à accueillir le week-end suivant me paraissait court.

 Quand je regarde les joueurs d’aujourd’hui, j’ai vraiment l’impression qu’ils n’ont pas le temps de s’entraîner. Ils participent au WTT, puis dès leur retour ils jouent immédiatement en Bundesliga, disputent des matchs, s’entraînent une ou deux fois, puis repartent en tournoi.

 J’ai parfois l’impression qu’ils ne font que des ajustements pour se préparer, et qu’il y a peu d’entraînement pour devenir plus forts. Quand j’étais junior, par exemple, on m’entraînait en disant : « Ton Backhand n’est pas bon, alors pendant trois semaines, on va se concentrer sur l’entraînement du Backhand. » On disputait un ou deux matchs le week-end, et le reste du temps on pouvait se consacrer à un entraînement ciblé. Mais aujourd’hui, je pense qu’il y a trop de matchs.

●— Qu’est-ce qu’un professionnel ?

Cette suite est un contenu payant

En vous abonnant, vous pouvez accéder à tous les articles payants